Accueil du site > 2. Publications > Les Cahiers d’Isadora

Version imprimable de cet article Version imprimable et version MOBILE

 

Les Cahiers d’Isadora

lundi 4 décembre 2006

L’association ISADORA publie régulièrement une revue : Les Cahiers d’Isadora.

- Elle reflète les réflexions de l’équipe de l’association .
- Elle témoigne des rencontres qu’elle organise .
- Elle se penche sur des questions de société touchant aussi bien la clinique psychiatrique que la culture ou la politique.

Ses principaux titres :

- Groupe, psychose et institution

« Plus que toute autre proposition de soins, la psychothérapie institutionnelle tente d’abraser les tendances à concevoir la maladie mentale comme une maladie en soi ; nous concevons, au contraire, que la maladie mentale est une maladie de la relation à l’autre. Cette perspective nous permet alors de penser le soin comme une possibilité de rencontre avec le psychotique »

- Questions d’art

« Le vrai fou, parce qu’il ne joue pas, possède authentiquement un domaine commun avec l’artiste : celui de la rupture… Mais le fou est prisonnier du drame auquel il doit son apparente liberté… La rupture de l’artiste est un secours et un moment de son génie, celle du fou est une prison (André Malraux) … Goya, a inscrit au commentaire des Caprices : la fantaisie abandonnée de la raison produit des monstres impossibles : unie avec elle, elle est la mère des arts et produit des merveilles »

- Entrer dans la psychose

« L’homme ne craint ni l’animal, ni son propre jumeau : il craint son frère lointain en ce qu’il est à la fois son frère et un autre… Le nouvel eugénisme courant participe du fantasme du clone, c’est-à-dire du refus de l’altérité (Jacques Testart)… La psychose sera toujours un affront aux espérances eugéniques ; elle en sera toujours l’empêcheur car elle pointera toujours l’imperfection et le hasard de nos gènes, de nos histoires et de nos sociétés…
Comment on entre dans la psychose ?
Comment on peut soigner la psychose ?
Comment on peut voyager à l’intérieur de la psychose ? »

- L’accueil et le rejet

« La question de l’enfermement a toujours été au cœur de la psychiatrie. Longtemps cet enfermement s’est joué par une mise en dedans, c’est le grand renfermement que décrit Michel Foucault. Dans notre société, il se traduit par une mise en dehors, une exclusion ».
Ces Cahiers regroupent quelques textes dont ceux qui ont servi de base à la réflexion de la journée de travail de Saint Martin sur le thème de l’exclusion et de l’accueil.

- Saint Martin de VIgnogoul 25 ans déjà

« Le Midi Libre de novembre 1972 titre : une inauguration qui fera date : la clinique psychiatrique de Saint Martin de Vignogoul animée par une équipe de jeunes psychiatres pratiquera une thérapeutique institutionnelle. L’article continue quelques lignes plus tard : au bout de quelques années, on jugera des résultats et on tirera les conclusions. 25 ans plus tard nous pouvons constater que l’institution est toujours là, que l’idée initiée et animée autour de Jean Marie Enjalbert, relayée désormais autour d’Hervé Bokobza, basée sur la psychothérapie de groupe de psychotiques et sur la psychothérapie institutionnelle est toujours vivante…
Vous trouverez ici uniquement des articles consacrés à la pratique de Saint Martin. Tous les articles sont récents. Ils témoignent tous de la fidélité et de la permanence qui nous anime, mais aussi de cette nécessité d’une réflexion constante et agissante : une institution figée sur des structures fétichisées ne serait plus une institution. Elle serait un musée »

- Médecine, psychiatrie et psychanalyse

« Médecine, psychiatrie et psychanalyse… trois termes qui se conjuguent dans notre pratique quotidienne, mais qui s’affrontent dans leur manière d’aborder l’homme.
Médecine, psychiatrie et psychanalyse ont en commun de se trouver confrontées aux nouvelles orientations des politiques de santé, aux changements de valeurs sociales et culturelles, au vieillissement des théories qui sous-tendaient leurs forces et leur vitalité.
Qu’en est-il des valeurs d’éthique et de morale dans la pratique médicale hospitalière ?
La psychiatrie n’est-elle pas en train de disparaître dans les réformes de gestion et d’économie touchant la santé ?
Comment psychanalyse, médecine et psychiatrie, au lieu de s’opposer, peuvent-elles se renforcer de leurs approches complémentaires ? »

- L’instituant et l’institué

« Institué et instituant : ces deux termes résument à eux seuls ce qui fonde la psychothérapie institutionnelle. L’institué est ce qui existe : il est bien défini, bien réglementé, bien divisé. L’instituant est ce qui crée : il est ce qui est mouvant, qui est libre, qui circule. Quand l’instituant a créé quelque chose de cohérent, il devient l’institué. Quand l’institué se renforce, il se chronicise, se fossilise, il devient inerte et sans vie. Il peut être prétexte à n’importe quel exercice de pouvoir. Il doit trouver la force en lui de se renouveler, se transformer, redevenir instituant »

- Pratiques infirmières

« On a pu écrire que le premier signe de la menace de disparition d’une certaine psychiatrie que nous défendons est apparu le jour de la disparition du diplôme spécifique d’infirmier en psychiatrie.
En lisant ces textes nous comprenons pourquoi.
Ils incarnent à eux seuls à la fois la pratique que nous revendiquons et les valeurs dont nous nous prévalons.
Les textes réunis sont issus des quatre dernières années et ont tous fait l’objet de communication publique.
La pratique infirmière est aussi quelque chose qui se transmet ».



SPIP | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0

Habillage visuel (c) Kozlika sous Licence GPL